Communiqué de l’Association Josette et Maurice Audin (JMA)
Comme chaque année, nous nous réunirons au cimetière du Père-Lachaise, autour du cénotaphe dédié à Maurice Audin, pour commémorer son enlèvement à son domicile à Alger, le 11 juin 1957, par les militaires français, qui le soumirent à la torture et l’assassinèrent.
Rendez-vous jeudi 11 juin 2026 à 15 heures, à l’entrée du cimetière, 71 rue des Rondeaux, Paris 20e
Sur le chemin du cénotaphe, nous passerons par le Jardin du Souvenir, où ont été dispersées les cendres de Josette Audin, décédée le 2 février 2019, après avoir bataillé sans relâche pendant plus de 62 ans pour que toute la lumière soit faite sur « l’affaire Audin » et les innombrables exactions similaires commises à l’époque au nom de l’État, en Algérie comme en France.
Ce 11 juin 2026 est particulier : les trois enfants de Josette et Maurice Audin ont maintenant disparu. Michèle nous a hélas quittés en novembre dernier. C’est à toute la famille que nous rendons hommage, et à la génération suivante que nous témoignons de notre amitié.
La famille Audin et toutes celles et ceux qui la soutenaient auront pu savourer un premier aboutissement de leur lutte le 13 septembre 2018. Ce jour-là, le président de la République s’était déplacé en personne au domicile de Josette Audin. Il y avait reconnu la responsabilité de l’État français dans la mort de Maurice Audin, rendue possible « par un système légalement institué qui a favorisé les disparitions et permis la torture à des fins politiques ». Il avait ajouté que « nombre de familles perdent la trace d’un des leurs cette année-là » et que « les « disparitions » […] se comptent bientôt par milliers ».
L’Association Josette et Maurice Audin a toutes les raisons de poursuivre son action. L’histoire coloniale ne cesse de hanter les relations entre la France et l’Algérie. En France, l’ignorance ou la méconnaissance de cette histoire permet une instrumentalisation politique que nous condamnons. Les circonstances exactes et le lieu de la disparition de Maurice Audin ne sont toujours pas connus, pas plus que ceux des nombreux combattants pour l’indépendance de l’Algérie et des civils disparus comme lui entre les mains des militaires. « La libre consultation de tous les fonds d’archives de l’État qui concernent ce sujet », promise par Emmanuel Macron, est encore loin d’être acquise. Le travail des historiens reste très difficile, parfois impossible. Le libre accès aux archives demeure un de nos objectifs essentiels.
Conjointement à son action pour perpétuer la mémoire de Maurice Audin, de sa femme et de ses trois enfants, l’AJMA participe pleinement au combat pour les libertés, au premier rang desquelles la liberté d’expression. Ce combat est résolument tourné vers l’avenir et se concrétise par les nombreux projets de coopération, mémoriels, culturels et scientifiques, initiés ou soutenus par l’AJMA. Ils s’adressent particulièrement à la jeunesse, des deux côtés de la Méditerranée. Le Prix Audin de mathématiques en est un exemple emblématique. Les lauréats pour l’édition 2026 devraient être connus dans le courant du mois de novembre.
L’actualité de ces derniers mois nous permet d’espérer une détente dans les relations franco-algériennes et une relance de la coopération entre les deux pays, pour laquelle l’AJMA continuera d’agir avec détermination. Paris, le 28 mai 2026
AJMA, c/o Ligue des Droits de L’Homme, 138 rue Marcadet, 75018 Paris contact@association-audin.fr @Asso_Audin https://www.association-audin.fr
Au moment où la France célèbre les 25 ans de la loi Taubira, l’Institut du monde arabe consacre la première exposition française d’ampleur à l’esclavage méditerranéen, un phénomène moins identifié que la traite transatlantique, et dont les traces persistent dans de nombreux ports d’Europe.
À l’été 2020, des activistes du mouvement Black Lives Matter en Italie ont protesté devant une sculpture du port toscan de Livourne. Ce monument met en scène, placés aux pieds du grand-duc Ferdinand Ier, quatre prisonniers enchaînés, dont l’un porte les traits d’un modèle bien identifié, qui fut un esclave noir venu d’Alger.
Pour l’historien M’hamed Oualdi, professeur à Sciences Po, ces militant·es antiracistes se sont trompé·es de cible. Ils et elles y ont vu une expression de la négrophobie en vogue en Europe, dans le contexte de la traite transatlantique. Mais ce monument, baptisé Quattro Mori (« quatre Maures », en français), s’il célèbre bien l’asservissement d’esclaves, raconte une autre histoire. Il permettait au dirigeant toscan de « montrer sa puissance à ses ennemis, les sultans ottomans et autres souverains musulmans régnant en Méditerranée, quelle que soit leur couleur de peau », relève l’universitaire dans un article de la revue L’Histoire.
Les Quattro Mori ne renvoient pas aux siècles de déportation d’Africain·es réduit·es en esclavage vers les Caraïbes et les Amériques, mais à une réalité moins connue et peu représentée : celle des esclavages méditerranéens. Celle-ci fait l’objet d’une exposition importante à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, jusqu’à juillet, qui s’ouvre sur une salle consacrée au monument controversé de Livourne.
Dans un paysage muséal français toujours frileux à l’heure d’évoquer les esclavages (il faut remonter à 2022 pour la dernière grande exposition en date, avec « L’Abîme », à Nantes, centrée, elle, sur les effets de la traite transatlantique dans le port de Loire-Atlantique), c’est un événement. Même si le projet, financé sur des fonds européens, aurait sans doute mérité davantage de moyens pour aborder ce sujet si peu traité.
Restitution très frontale
Notre imaginaire de l’esclavage, nourri des récits états-uniens, oppose des personnes noires réduites en esclavage à des maîtres blancs. L’étude du monde méditerranéen oblige à tout revoir : « Tout un chacun – chrétien, juif, musulman, païen – peut être capturé par des corsaires chrétiens ou musulmans », assure M’hamed Oualdi, qui précise : « Peu importe la couleur de peau, pour peu que ces populations soient embarquées sur un navire ennemi saisi par des corsaires. »
Si l’on estime qu’au moins 12 millions de personnes ont été capturées en Afrique, dans le cadre de la traite transatlantique, du XVIe au XVIIIe siècle, les esclavages méditerranéens ont impliqué entre 2 et 3 millions d’individus sur la même période, selon des calculs, forcément fragiles, d’historien·nes.
La plupart d’entre eux furent des hommes, capturés par des corsaires, en haute mer ou lors de razzias sur les côtes. Esclaves chrétiens dans le nord de l’Afrique ou captifs musulmans dans le sud de l’Europe, beaucoup furent condamnés à ramer enchaînés sur les galères ou à effectuer d’autres travaux forcés. À la différence de la traite transatlantique, certains parvinrent à rester en contact avec leur foyer d’origine, certains, même, à être rachetés et à retrouver leur liberté (même si ce n’est presque jamais le cas pour des personnes noires).
À l’Institut du monde arabe, certaines œuvres restituent cette présence d’esclaves de manière très frontale, à l’instar d’un tableau grand format de l’Italien Alessandro Magnasco, d’ordinaire accroché aux Beaux-Arts de Bordeaux. C’est une scène du port de Gênes, où des prisonniers se font raser la tête avant d’être embarqués sur des galères. Ceux qui les tondent sont des « Turcs », des musulmans eux-mêmes réduits en esclavage, que l’on reconnaît à leur crâne rasé surmonté d’un toupet.
Mais ces pièces sont rares. Pour le reste, comme souvent pour des expositions historiques sur l’esclavage, il faut déshabituer son œil, scruter les arrière-plans, remarquer la couleur d’une peau un peu plus foncée. Ici, deux esclaves, l’un turc, l’autre maure, s’activent sur la galère d’apparat de laquelle sort la reine, Marie de Médicis, à son arrivée à Marseille, à l’extrémité d’un tableau de Rubens, repris sous la forme d’une gravure dans l’exposition. Plus loin, on en est réduit aux hypothèses : une femme noire qui semble être une domestique, à l’arrière-plan d’une autre toile de maître, pourrait être, elle aussi, réduite en esclavage.
Symétrie des esclavages
L’un des partis pris de l’exposition parisienne est d’insister sur l’une des grandes spécificités de cet esclavage : la symétrie de la violence de part et d’autre des deux rives. Au fil des salles, les pratiques des ports de Livourne, de Marseille ou de La Valette, à Malte, sont documentées de paire avec celles d’Alger ou de Tunis.
D’un point de vue politique, cette approche en miroir est décisive. Car certaines voix d’extrême droite ont pu instrumentaliser la seule pratique de l’esclavage des chrétien·nes au Maghreb, à partir de leur lecture du classique de Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800) – publié en 2003 aux États-Unis, et en français en 2006. Elles en ont parfois parlé comme d’un « tabou » dans les mondes musulmans, qui seraient rétifs à discuter de cette histoire, préférant se concentrer sur les horreurs de la traite transatlantique.
« Le phénomène est symétrique des deux côtés de la Méditerranée, même si la connaissance du phénomène ne l’est pas, précise à Mediapart M’hamed Oualdi. Nous disposons de davantage d’archives et de récits de captivité d’un côté [celui des chrétien·nes au Maghreb – ndlr] que de l’autre. Mais l’exposition essaie tout de même de tenir les deux côtés. Il va sans dire que cela fragilise nombre de récits suprémacistes et identitaristes, qui ne voient pas que les deux côtés ont été asservis. »
L’exposition dialogue d’ailleurs avec la publication concomitante, chez Anacharsis, d’un récit de captivité : Antoine Quartier, né en Bourgogne en 1632, s’était fait capturer au large de la Crète en 1660, avant d’être racheté à Tripoli, puis libéré grâce à une rançon huit ans plus tard. Dans ce texte, il décrit sa détention et les travaux forcés dans la cité libyenne, qui était, avec Alger et Tunis, l’une des « régences » dites « barbaresques », ce terme péjoratif pour signifier les provinces d’Afrique du Nord d’où partaient des corsaires pirates.
Parmi les découvertes à l’IMA, une grande esquisse de Charles Le Brun, peintre de Louis XIV, représentant un esclave « turc » qui devait orner un escalier de Versailles – escalier qui fut détruit en 1752. L’œuvre imposante est prêtée, comme d’autres dans le parcours, par le Louvre, et l’on sort de l’Institut du monde arabe en espérant que le plus grand musée français daigne enfin s’emparer du sujet de l’esclavage pour monter une exposition – dans les années à venir ?
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L’exposition « Esclaves en Méditerranée, XVIIe-XVIIIe siècle » est visible gratuitement à l’Institut du monde arabe à Paris, jusqu’au 19 juillet 2026.
Tripoli. Tribulations et aventures d’un captif dans une cité corsaire, d’Antoine Quartier,Anacharsis, 256 pages, 23 euros, mars 2026. Chez le même éditeur, Gillian Weiss, l’une des quatre commissaires de l’exposition à l’IMA, a publié, en 2014, Captifs et corsaires. L’identité française et l’esclavage en Méditerranée (416 pages, 27 euros).
Quel a été le rapport de la gauche française au pouvoir en 1936 avec la question coloniale ? Inscrivez vous à la Rencontre HCO avec Ludivine Bantigny et Gilles Candar.
Ludivine Bantigny, historienne et autrice notamment du livre La Bourse ou la vie. Le Front populaire, histoire pour aujourd’hui (2026) – voir ici – , débattra avec Gilles Candar, historien spécialiste du socialisme et de l’histoire des gauches, sur le rapport de la gauche française avec la question coloniale du XIXème siècle jusqu’à aujourd’hui, et particulièrement pendant le Front populaire, dont on commémore cette année le 90e anniversaire.
Une question à débattre : la gauche française et les colonies
par Gilles Manceron
C’est la Première République qui a mis fin lors de la Révolution à l’empire colonial construit sous l’Ancien régime. Et c’est le Consulat, l’Empire et les régimes monarchiques qui ont suivi qui ont relancé la France dans la pratique de la traite négrière, de l’esclavage et des conquêtes coloniales. L’esclavage s’est développé de nouveau après le Congrès de Vienne de 1815 qui était censé avoir aboli la traite négrière, en particulier à partir de Nantes et d’autres ports de l’Atlantique. Les mots « esclave » et « esclavage » ont été employés dans les premières publications socialistes, mais c’était – comme dans le poème d’Eugène Pottier dont le texte a donné les paroles de l’Internationale : « foule esclave, debout, debout!… » – c’était au titre d’allégorie pour dénoncer surtout implicitement la condition intolérable du prolétariat d’Europe. Ceux qui se sont opposés à la traite et à l’esclavage des personnes enlevées en Afrique et soumises à la domination de l’économie de plantation ou à l’esclavage domestique dans les possessions coloniales françaises appartenaient rarement aux associations socialistes qui précédaient la fondation de la Première internationale (1864). Ils faisaient partie, pour la plupart, de sociétés de pensée humanistes ou religieuses, comme, sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), la « Société de la morale chrétienne », d’inspiration protestante.
Par ailleurs, sous la Deuxième République, le rattachement de l’Algérie au territoire de la France sous la forme de trois département dotés de lois particulières a représenté une relance de ce processus. Et la colonisation française s’est poursuivi sous le Second Empire, du Mexique à la Cochinchine, en passant par les îles du Pacifique, sans que les publications socialistes lui consacrent, ni une part importante ni une condamnation toujours explicite. La « liberté des peuples » proclamée dans toute l’Europe en 1848 avait tendance à signifier la « liberté des peuples… européens ».
Quand la Troisième République a été ensuite proclamée, les républicains se sont interrogés sur l’opportunité de poursuivre ces conquêtes. L’année 1885 a été l’occasion de deux importants débats parlementaires à propos des crédits demandés par le gouvernement pour les interventions au Tonkin et à Madagascar, défendus en particulier par Jules Ferry. Une partie importante des républicains et de la gauche n’y était pas favorable, même si, lors des votes, ce sont sont les partisans de l’expansion coloniale et de l’œuvre civilisatrice de la colonisation qui l’ont emporté.
Lors de la guerre entre la Russie et le Japon de 1904 et 1905, les socialistes d’Europe se sont divisés : mais l’enjeu de cette guerre, à savoir la domination coloniale sur la Corée, n’était pas leur préoccupation principale.
Après la Grande guerre européenne, le courant communiste en France autour du PCF, suivant l’exemple de l’Union soviétique, a dénoncé l’impérialisme européen, en particulier lors de la Guerre du Rif (1925). Mais a-t-il suscité sur ce point, en France, l’adhésion de l’opinion populaire, vers laquelle il se développait il est vrai une importante propagande favorable à l’œuvre coloniale ? Lors de la grande exposition coloniale de 1931 à Paris, les critiques à l’égard de la colonisation ont émané surtout de milieux artistiques ou d’intellectuels qui n’étaient pas tous communistes. Et, à partir de 1935, l’URSS a mis en veilleuse sa dénonciation des empires coloniaux.
Cette page coloniale de notre histoire et la dénonciation du colonialisme qui n’a pas toujours été présente dans les milieux du socialisme français pendant son premier siècle d’histoire pèsent sur les positions de la gauche française quant à la politique coloniale du Front populaire.
Comment se fait-il que l’Etoile Nord-Africaine, fondée en 1926 et qui portait les premières revendications à l’indépendance, et qui a rallié le Rassemblement populaire formé en France « pour la paix, la pain et la liberté » à l’origine du gouvernement de Front populaire, a été ensuite dissoute en janvier 1937 par un décret du ministère de l’Intérieur de ce même gouvernement ?
Le problème doit être posé. En faisant retour sur le Front populaire dont c’est, en 2026, le 90ème anniversaire, les participants à ce débat s’interrogeront sur cette difficulté de la gauche française et de l’essentiel des courants issus du socialisme et du mouvement ouvrier depuis son origine à faire preuve d’un réel universalisme dans la dénonciation des politiques coloniales. Ludivine Bantigny et Gilles Candar seront interrogés par Gilles Manceron, auteur de Marianne et les colonies (La Découverte, 2003) et de « la gauche et la colonisation » in Jean-Jacques Becker et Gilles Candar, Histoire des gauches en France (La Découverte, 2005). L’historien Alain Ruscio, spécialiste du fait colonial et du mouvement communiste, interviendra également.
À l’occasion des 100 ans de la création de l’Étoile Nord-Africaine, un colloque se tiendra le 25 avril 2026 à Paris. Chercheurs, acteurs associatifs et témoins y analyseront le rôle fondateur de cette organisation dans l’émergence du nationalisme en Afrique du Nord, ainsi que les résonances contemporaines de cet héritage.
Cent ans après sa création, l’Étoile Nord-Africaine apparaît comme une matrice essentielle des mouvements politiques qui émergent dans les pays d’Afrique du Nord durant la période coloniale. Première organisation structurée à porter des revendications politiques articulées, elle marque une rupture dans l’histoire des mobilisations issues de ces territoires, en liant lutte sociale, émancipation politique et affirmation nationale.
Le colloque organisé à Paris propose de revisiter cette trajectoire en croisant approches historiques et lectures contemporaines. À travers plusieurs tables rondes, la journée mettra en lumière les continuités entre les premières formes d’organisation des années 1920 et les processus qui conduiront aux luttes pour l’indépendance, tout en interrogeant les formes d’engagement politique qui en héritent aujourd’hui.
L’événement est organisé par le Groupe de Réflexion sur l’Algérie, le GRAL, et Beur FM, en partenariat avec l’Institut Tribune Socialiste, et le média Histoire coloniale et postcoloniale. Il s’inscrit dans une volonté de rendre visibles des pans d’histoire encore insuffisamment reconnus dans l’espace public.
Au-delà de l’histoire, ce colloque pose des questions profondément actuelles : celles de la reconnaissance des héritages coloniaux, de la place des mémoires issues de l’immigration dans les récits nationaux, et des formes contemporaines d’engagement politique héritées de ces trajectoires. Dans un contexte où les débats sur l’histoire coloniale, l’identité et la mémoire traversent nos sociétés, cette initiative entend contribuer à un débat public éclairé et exigeant.
En réunissant chercheurs, acteurs associatifs et témoins, les organisateurs souhaitent faire de cette rencontre un moment à la fois scientifique et citoyen, où l’histoire éclaire les enjeux du présent en Afrique du Nord et plus largement en Méditerranée.
Date : Samedi 25 avril 2026
Horaire : de 14h00 à 17h30
Lieu : Bourse du Travail – 29 boulevard du Temple, Paris
Programme
13h30 – Accueil des participants
13h45 – Ouverture du colloque : prises de parole introductives (15 minutes)
Lyazid Benhami, président du Groupe de Réflexion sur l’Algérie,
Nacer Kettane, président fondateur de Beur FM,
Marc Mangenot, membre de l’Institut Tribune Socialiste,
14h00 – L’Étoile Nord-Africaine : genèse et naissance du nationalisme en Afrique du Nord (1h 30)
Modérateur : Nacer Kettane
Nedjib Sidi Moussa, historien,
Nadia Henni-Moulaï, auteure,
Alain Ruscio, historien,
Aïssa Kadri, sociologue,
Echanges avec la salle (30 minutes)
15h00 – De l’Étoile Nord-Africaine au 1er novembre 1954 : trajectoires et recompositions politiques (1h)
Modérateur : Lyazid Benhami
Alain Bocquet, archiviste,
Gilles Manceron, historien,
Echanges avec la salle (30 minutes)
16h30 – Archives, témoignages et mémoire vivante (30 minutes)
Modératrice : Soad Baba Aïssa
→ Khelifa Mouterfi, transmission de mémoire militante,
→ Patrick Radjef, engagement dans la mémoire historique,
→ Amis de Tunisie et du Maroc, témoignages collectifs sur les luttes de solidarité maghrébines.
17h50 – Vision méditerranéenne et résonances contemporaines (50 minutes)
→ Claude Germon, ancien rédacteur en chef du journal Le Peuple, CGT, Paris,
→ Nacer Kettane,
→ Marc Mangenot,
→ Nicolas Bouchouicha, responsable syndical CGT Paris,
Héritages et perspectives par Nacer Kettane et Lyazid Benhami
Synthèse des débats
Perspectives contemporaines
Ouverture sur une dynamique méditerranéenne commune
Carhaix rendra hommage au général de Bollardière et à son épouse le 10 avril. Une cérémonie devant leur stèle rappellera leur engagement contre la torture et pour la solidarité.
L’association des Anciens appelés en Algérie et leurs Ami.e.s contre la guerre (4ACG) organise sa 22e assemblée générale en Bretagne du 10 au 12 avril 2026. Si l’événement se déroulera principalement à Châteaulin, l’ouverture officielle de la journée aura lieu à Carhaix, le vendredi 10 avril.
Une cérémonie place du 19-Mars-1962
À partir de 10 h, un hommage solennel sera rendu à Jacques Pâris de Bollardière, général d’armée connu pour son opposition à la torture durant la guerre d’Algérie, ainsi qu’à son épouse Simone de Bollardière, qui fut vice-présidente de la 4ACG jusqu’en 2020.
La cérémonie se tiendra devant la stèle érigée en 2019 par la municipalité. Elle se déroulera en présence de Christian Troadec, maire de Carhaix, des coprésidents de l’association, ainsi que d’Armelle et Marion, les filles du couple Bollardière. L’hommage sera accompagné par les sonneurs de Re an Are.
Un engagement de 20 ans
Créée en 2004, la 4ACG rassemble d’anciens appelés ayant fait le choix de reverser leurs pensions de guerre à des projets de solidarité et de développement en Algérie, en Palestine ou en Syrie. En deux décennies, plus de 1 250 000 € ont ainsi été affectés à des actions de restauration et de réhabilitation.
Après ce temps fort carhaisien, les participants rejoindront Châteaulin pour la suite du programme, comprenant des conférences historiques et des projections cinématographiques.
A l’initiative de l’AFPS et à l’appel de 90 organisations
Solidarité Palestine
Nous manifesterons dans toutes les régions françaises le 28 mars, à l’occasion de la Journée de la terre, pour la défense des droits du peuple palestinien sur la base du droit international.
– Auto-détermination du peuple palestinien qui doit être l’acteur de son propre destin et droit au retour des réfugiés palestiniens
– Fin de occupation, de la colonisation, de l’apartheid
– Sanctions contre Israël
– Cessez-le-feu définitif et fin du génocide
Justice pour la Palestine – stop génocide
Les manifestations
Alsace / Strasbourg 12h place Kléber Aquitaine / Bordeaux 14h place de la Bourse Auvergne / Clermont-Ferrand 15h place de Jaude Bourgogne / Dijon 14h place Darcy Bretagne / Rennes 14h esplanade Charles de Gaulle Centre Val de Loire / Orléans 14h Parvis de la cathédrale Corse / Ajaccio 10h piazzetta Julian Assange Franche Comté / Besançon 15h place du 8 Septembre Hauts de France / Lille 15h place de la République Ile-de-France / Paris 14h place de la Bastille Lorraine / Nancy 15h place Simone Veil Normandie/ Caen 15h place du théâtre Occitanie / Toulouse 14h gare Matabiau Pays de la Loire / Angers 15h place du ralliement Picardie / Saint Quentin 11h hôtel de ville Provence Alpes Cote d’Azur / Marseille 14h place de la Joliette Rhône Alpes / Lyon 14h30 place Bellecour
A l’initiative de l’AFPS et à l’appel de 90 organisations
Agir contre le colonialisme aujourd’hui – ACCA Agir pour la Palestine Alternative communiste Anti colonial – AC Apel-Égalité Association des anciens appelés en Algérie et leurs ami.e.s contre la guerre – 4ACG Association des Marocains en France – AMF Association des Pieds Noirs progressistes et leurs amis – ANPNPA Association des travailleurs maghrébins de France – ATMF Association des universitaires pour le respect du droit internationale en Palestine – AURDIP Association France Palestine solidarité – AFPS Association internationale de la libre pensée Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises – AJPF Association pour une république écologique et sociale – L’APRÈS Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne – ATTAC France Blouses blanches pour Gaza – BBG Campagne Boycott désinvestissement sanction France – BDS France Campagne française « Flottille de la liberté pour Gaza » Campagne pour la libération de Marwan Barghouti et tous les prisonniers politiques palestiniens CCFD-Terre solidaire, Centre de recherche et d’information pour le développement – CRID Cimade Collectif Corse pour une paix juste et durable au Proche-Orient Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine Collectif national des droits des femmes Confédération générale du travail – CGT Confédération nationale du travail France – CNT-F Confédération paysanne Comité de Soutien à la Palestine de Nanterre Comité Palestine Beaux-Arts Paris Comité Palestine de Dauphine Comité Palestine Paris Saclay Comité pour le développement et le patrimoine Palestine – CDP Corsica Palestina Debout ! Droits devant !! Du pain et des roses Éducation avec Gaza EuroPalestine Femmes égalité Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s – FASTI Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives – FTCR Fédération nationale de la libre pensée Fédération syndicale unitaire – FSU Forum Palestine citoyenneté Franco-Israéliens pour des sanctions Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) Génération•s Global Movement To Gaza France – GMTGF Inseme a manca-L’Après Jeunes insoumis-es Jeunes socialistes – JS La France insoumise – LFI Le mouvement de la paix Le poing levé Les amis de Naplouse Les Échos du Sud Oriental Les Écologistes Les jeunes Écologistes Mouvement jeunes communistes de France – MJCF Mouvement pour une alternative non-violente – MAN #NousToutes Nouveau parti anticapitaliste l’Anticapitaliste – NPAA Nouveau parti anticapitaliste Révolutionnaire – NPAR NPA jeunes Révolutionnaires Parti communiste français – PCF Parti communiste des ouvriers de France – PCOF Parti ouvrier indépendant – POI Per a pace People Health Movement France – PHM France Pour une écologie populaire et sociale – PEPS Réseau coopératif de gauche alternative – RCGA Réseau Euromed France – REF Révolution permanente Solidarité avec les groupes d’artisans palestiniens – SGAP Stop impunity Sud santé sociaux, Syndicat des journalistes palestiniens – section européenne Syndicat national des journalistes CGT – SNJ CGT Thousand Madleens Tsedek ! – Collectif juif décolonial Union communiste libertaire – UCL Union démocratique bretonne – UDB Union étudiante Union française des consommateurs musulmans – UFCM Union juive française pour la paix – UJFP Union nationale des étudiants de France – UNEF Union syndicale solidaires Urgence Palestine War-Sav La gauche indépendantiste bretonne Waves of Freedom France