La Première Guerre d’Algérie. Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852 – Alain Ruscio 

La « première guerre d’Algérie » commença le 14 juin 1830 à 4 heures du matin, lorsque le premier soldat français posa le pied à Sidi-Ferruch. Les conquérants furent d’emblée confrontés à une force de résistance qu’ils n’avaient pas imaginée, dont la figure emblématique reste l’émir Abd el-Kader. S’ensuivirent deux décennies d’affrontements d’une intensité et d’une violence extrêmes.
Le maréchal Bugeaud et bien d’autres officiers appliquèrent et souvent amplifièrent sur le terrain la politique répressive décidée à Paris par François Guizot, Adolphe Thiers, Jean-de-Dieu Soult, etc.

Éditeur : La Découverte

https://www.editionsladecouverte.fr/la_premiere_guerre_d_algerie-9782348081668

Le front éditorial, une « tribune » pour dénoncer les tortures coloniales en Algérie

Le front éditorial a joué un rôle crucial dans la révélation des tortures coloniales durant la guerre de Libération et la dénonciation de la colonisation, a affirmé vendredi à Alger l’éditeur suisse et militant anticolonialiste, Nils Andersson.

S’exprimant lors d’une rencontre, en marge du 27e Salon international du livre d’Alger (Sila), cet éditeur qui a publié en Suisse des textes engagés pour la cause algérienne a souligné que l’édition était « un choix » conçu et pensé par les dirigeants du Front de libération nationale (FLN). Ces livres, témoignages et brochures, écrits par des intellectuels militants anticolonialistes, « rendaient compte des tortures subies par les Algériens » durant l’occupation française et dénonçaient la colonisation. Le front éditorial, a-t-il poursuivi, qui n’a pas pu exister en Algérie à cause de la répression et la censure, était un « instrument » pour faire connaître la cause algérienne à l’étranger à travers le livre qui, même saisi, peut circuler « clandestinement ».

« Les livres, à l’inverse de la presse écrite et la radio – étroitement contrôlées par les autorités coloniales -, avaient l’avantage de contourner la censure », a expliqué cet éditeur qui publie en 1958 « La question » d’Henri Alleg (interdit en France) qui dénonce la torture que l’auteur a subie par des militaires français. L’invité du SILA a également évoqué l’impact de la guerre d’Algérie sur les autres peuples colonisés, considérant que cette lutte de libération contre l’occupation française est « la plus importante du XXe siècle ». Militant anticolonialiste convaincu, Nils Andersson a été décoré en 2013 de la médaille « Achir » du mérite national en reconnaissance pour son soutien à la Révolution algérienne à travers l’édition et l’écriture.

Source : El Watan – 17/11/2024

https://elwatan-dz.com/le-front-editorial-une-tribune-pour-denoncer-les-tortures-coloniales-en-algerie

Arts et mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie – Institut du monde arabe – 18 et 19/11/2024

Depuis l’indépendance de l’Algérie, les artistes ont réinvesti la question de la colonisation et de la guerre d’Algérie dans leurs œuvres. Pour quelles raisons ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées dans l’acte de création ? Quel est le rôle de leurs œuvres dans la transmission des mémoires ?

Voici quelques-unes des questions abordées lors des « Rencontres artistiques : arts et mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie »…

Programme: https://www.imarabe.org/fr/evenement-exceptionnel/rencontres-artistiques-arts-et-memoires-de-la-colonisation-et-de-la-guerre-d

La nostalgie de l’Algérie française et l’OAS- Henri Pouillot, membre du CA de l’ANPNPA

Henri Pouillot, enfant, fut marqué à la fin de la Seconde Guerre mondiale par la Résistance, et les méthodes nazies dans sa campagne solognote. Sursitaire, appelé pendant la guerre de Libération de l’Algérie, il est affecté les neuf derniers mois de cette guerre à la Villa Susini (centre de torture qui fonctionna comme tel pendant les 8 années) à Alger. Pendant cette période il sort indemne physiquement de deux attentats de l’OAS, mais restera marqué par les méthodes de cette organisation raciste, terroriste. Cette expérience le pousse à militer pour les valeurs humanistes. Il devint un militant antiraciste, anticolonialiste avec des responsabilités nationales. Il poursuit un combat pour que la mémoire de cette période ne tombe dans l’oubli.