Une stèle dédiée à l’OAS n’a pas sa place dans un cimetière
Le Conseil d’Etat confirme l’annulation de l’arrêté du maire de Marignane accordant à l’Association amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française (ADIMAD), l’autorisation d’occuper un emplacement dans le cimetière pour y ériger une stèle, laquelle ne constituait pas un simple monument commémoratif à la mémoire de personnes défuntes mais manifestait une prise de position politique et procèdait à l’apologie de faits criminels. En effet, en délivrant cette autorisation, le maire a autorisé l’occupation du domaine public communal pour un usage qui, d’une part, n’était pas compatible avec la destination normale d’un cimetière et, d’autre part, était de nature à entraîner des troubles à l’ordre public. C’est à bon droit qu’il a été fait injonction au maire de procéder à l’enlèvement de la stèle.
Bigeard aux Invalides, la honte ! (21 novembre 2011)
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Il y a-t-il donc trop de place aux Invalides, pour que les cendres du général Bigeard y soient transférées ? Glorifier ainsi Bigeard, sinistre tortionnaire en chef lors des guerres coloniales, est une insulte à l‘histoire ; d’abord aux peuples qui se libérèrent, ensuite à ceux à coté de qui il « reposera ».
L’ANPNPA tient à rappeler ci-dessous ce qu’elle disait de Bigeard, lors d’une autre opération politique menée l’an dernier par la mairie d’Aix en Provence.
« L’Association des Pieds Noirs Progressistes et leurs Amis s’insurge contre la décision prise par la mairie d’Aix en Provence de baptiser un rond point de la ville du nom du général Bigeard. Aux yeux de tous les démocrates, Bigeard restera l’apôtre et le praticien de la torture systématisée et de l’assassinat dans les caves obscures de la villa Sésini à Alger, le sinistre inventeur des « crevettes bigeard » lâchées d’hélicoptère et dont les cadavres échouaient sur les plages de l’Algérois, le tortionnaire qui jamais ne reconnu ni ne regretta ses crimes, de la ‘disparition’ de Maurice Audin à la pendaison de Larbi Ben M’Hidi et au meurtre de milliers d’autres algériens luttant pour l’indépendance de leur pays.
L’ANPNPA tient à féliciter les organisations aixoises qui prennent l’initiative de débaptiser le dit rond point. Il s’agit d’une initiative qui rend sa dignité à la ville d’Aix en Provence et à laquelle l’ANPNPA s’associe pleinement. Pour nous tous, le rond point ne portera désormais plus le nom du bourreau, Bigeard, mais celui de l’une de ses victimes, Maurice Audin. »
Notre ami Henri Pouillot a publié sur son site, et sur le blog de Médiapart, sa critique du transfert des cendres de Bigeard aux invalides (http://www.henri-pouillot.fr/spip.php?article253 et http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/181111/la-torture-les-crevettes-bigeard-un-modele-francais ) et un courrier adressé àGérard LONGUET, ministre de la Défense, à l’origine du transfert (http://www.henri-pouillot.fr/spip.php?article254 et http://blogs.mediapart.fr/blog/henri-pouillot/201111/lettre-gerard-longuet-ministre-de-la-defense-honneurs-repetition-qui)
Camus dans le narguilé (maj 27 novembre 2011)
chez vos libraires habituels, un roman dont la sortie a eu lieu le 24 novembre 2011 !
téléchargez sa fiche ci-dessous :
17 octobre 1961 : un combat contre l’oubli. (8 novembre 2011)
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui leur avait été imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.
Deux sites incontournables, très documentés :
le site raspouteam : un web-documentaire remarquable, à voir absolument !
le collectif 17 octobre 1961 , dont l’ANPNPA est membre.

