Voiron – Résistance contre le fascisme

Le 17 janvier 2026,  l’ANPNPA et le Collectif du 17 octobre 1961 ont participé à la Journée « Résistance contre le Fascisme » organisée par RLF Voiron. 

A cette occasion, la bibliothèque de Christian Borg, fondateur de Raz’LFront Rhône-Alpes et Voiron, et adhérent ANPNPA, a été vendue au profit de RLF.

Marcel Borg, vice-président de l’ANPNPA

De l’algérophobie postcoloniale – Catherine Sicart

La permanence d’un racisme anti-algérien en France (et par porosité, anti-maghrébin) sous couvert d’islamophobie, son expression débridée dans les médias et le débat public, les violences de toute nature qui en découlent, puisent leur origine dans la question coloniale. Celle-ci, à défaut d’avoir été traitée politiquement depuis la fin de la guerre d’indépendance algérienne et déconstruite, ne cesse d’irriguer un imaginaire racial inégalitaire directement issu du régime répressif de l’indigénat. Nous entendons ici « indigénat » au sens large, c’est-à-dire englobant l’ensemble des pratiques appliquées aux sujets coloniaux.

À ce jour, le legs de cette privation de droits institutionnalisée se décline sous forme de discriminations dans tous les aspects de la vie quotidienne (éducation, emploi, logement, santé, religion, sécurité des biens et des personnes …). Il est étayé par de multiples offensives médiatiques, et dernièrement par un rapport, diffusé par le ministère de l’Intérieur, intitulé « Frères musulmans et islamisme politique en France » (02/05/2025)[1], par un sondage Ifop, dont les commanditaires sont liés aux Émirats arabes unis, « État des lieux du rapport à l’islam et à l’islamisme des musulmans de France » (18/11/2025)[2], par un rapport de la droite sénatoriale consacré à la lutte contre « l’entrisme islamiste » (24/11/2025)[3].

La question est éminemment politique. L’ algérophobie s’inscrit dans le prolongement de schémas coloniaux hérités de la Troisième République, fondés sur la théorie d’une hiérarchie des civilisations (cf. Jules Ferry, 28 juillet 1885), remise au goût du jour en 2012 par Claude Guéant alors ministre de l’Intérieur[4]. Elle est donc le produit de structures de pouvoir élaborées par l’État.

Elle s’exprime par une perpétuation du refus de l’égalité des droits, une ethnicisation des questions sociales, une criminalisation de l’immigré ou issu de l’immigration, ancien colonisé ou descendant de colonisés, ennemi d’hier et d’aujourd’hui, accusé d’abord de « séparatisme » et ensuite d’« entrisme », cible essentialisée qui serait en voie « d’islamiser la France », dans un renversement du rapport colonisateur/colonisé.

Ainsi la fabrique de cette continuité historique vise à légitimer le combat de l’extrême droite, et de ses relais au plus haut sommet de l’État, contre l’immigration, notamment algérienne (et de façon extensive, maghrébine), dite « musulmane », et soupçonnée d’islamisme.

Ce racisme systémique, structuré par le colonial passé sous silence, constitue l’un des carburants les plus puissants de la fascisation en cours de la société française.

Catherine Sicart, co-présidente de l’ANPNPA


[1] https://anpnpa.fr/freres-musulmans-decryptage-dun-rapport-qui-se-degonfle-lucie-delaporte-et-marie-turcan/

[2] https://anpnpa.fr/sondage-ifop-sur-les-musulmans-qui-parle-derriere-les-chiffres-hania-chalal/

[3] https://anpnpa.fr/rapport-senatorial-contre-lentrisme-islamiste-en-france-la-grande-mosquee-de-paris-denonce-une-stigmatisation-institutionnelle-mf-gaidi/

[4] « Toutes les civilisations ne se valent pas », déclaration faite à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’un colloque organisé par le syndicat étudiant UNI, lié à la droite radicale (04/02/2012).

Ne-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Appel collectif à mobilisation dans le cadre de la Journée internationale des migrant-es, le 18 décembre 2025, à Paris (18h, place de la République) et partout en France

Né-es ici ou venu-es d’ailleurs : pour une France de liberté, d’égalité et de solidarité

Restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeurs d’asile, refus de régularisation, refus de premier titre de séjour, refus de renouvellement de titre de séjour, remise en cause des APL pour les étudiant-es étranger-es, obligations de quitter le territoire français (OQTF) systématiques et généralisées, placements en rétention, cette politique migratoire, véritable fabrique de sans-papiers, attentatoire aux droits et à la dignité des personnes étrangères doit cesser.

La loi immigration du 26 janvier 2024 et la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, ont des conséquences humaines catastrophiques pour les personnes étrangères qui souhaitent travailler, étudier, se soigner, se marier, avoir une vie familiale en France. Tout est organisé pour leur rendre la vie impossible, en les soumettant quotidiennement à une violence sociale, administrative et institutionnelle incompatible avec la promesse démocratique de nos sociétés.

Les régularisations permettant d’obtenir un titre de séjour par le travail ou en raison de la vie privée et familiale, ont été réduites à un niveau tel qu’elles sont en pratique inaccessibles. Des dizaines de milliers de personnes étrangères, confrontées au blocage des préfectures et à la lenteur du renouvellement de leurs titres, se retrouvent dans des situations dramatiques, rupture de contrats de travail, de droits sociaux, perte de logement, sous prétexte de dématérialisation, mais en réalité en raison d’une politique discriminatoire et xénophobe.

Le nombre d’OQTF a encore augmenté, générant angoisses, stigmatisation, pertes de droits, basculement dans la précarité. La France détient le record du nombre d’OQTF prononcées en Europe, soit 120 000 à 130 000 OQTF en 2024, soit un quart des OQTF délivrées par les 27 états membres de l’Union Européenne. Or, la plupart de ces OQTF sont inexécutables. Celles mises en œuvre brisent des vies, des liens familiaux, renvoient des exilé·es vers des enfers qu’elles et ils ont fuis. Il s’agit, de fait, d’un outil de pression et de répression visant à mettre les personnes exilé·es dans une situation de profonde vulnérabilité administrative, sociale et économique, et de leur signifier qu’elles seraient indésirables en France.

Cette politique fait le jeu de l’extrême droite, alimente le racisme et la surexploitation des travailleuses et des travailleurs migrant-es, avec ou sans papiers, faisant du traitement inégalitaire et stigmatisant des personnes étrangères la norme. Tout ceci permet aux médias détenus notamment par le groupe Bolloré de déverser chaque jour leur haine et leurs affirmations mensongères suscitant la peur et la division, pour se placer en protecteurs contre des dangers fictifs.

Ce n’est pas la France que nous souhaitons !

Nous souhaitons une France de liberté et d’égalité ! Les droits à l’éducation, aux protections sociales, à la santé, au travail, au logement, aux loisirs, à la culture… doivent être les mêmes pour toutes et tous afin de permettre à chacune et chacun de construire librement son quotidien et son avenir.

Nous souhaitons une France accueillante, inclusive et solidaire ! Les personnes étrangères ne sont ni une menace ni une variable d’ajustement économique et électoraliste mais une richesse pour notre société. La diversité qu’ils et elles incarnent et leur contribution à la vie collective sont des atouts précieux.

Nous souhaitons que les personnes étrangères vivant en France, qui y ont des attaches familiales ou privées, y travaillent, étudient, puissent avoir accès à un titre de séjour stable et protecteur, pour contribuer, en toute légalité et en toute égalité, à la vie culturelle, sociale et économique de notre pays.

Les organisations du collectif né-es ici ou venu-es d’ailleurs appellent à une large mobilisation de la société civile, dans toute sa diversité, pour dénoncer cette nouvelle vague d’attaques extrêmement graves envers les personnes étrangères en France et pour défendre un autre projet de société, humaniste, solidaire et égalitaire.

Premiers signataires : Attac, CGT, La Cimade, Femmes Egalité, FSU, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Oxfam France, Mrap, Union syndicale Solidaires, SOS Racisme, Unef.

Autres signataires : Accueil Réfugiés Bruz (35), Accueil Solidaire Grenoble, Action catholique ouvrière (ACO), Aides, Amnesty International France, Les Amoureux au ban public, Arcolan Pau Béarn, L’Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (L’Acort), Association Douba, Association des familles victimes du saturnisme (AFVS),  Association nationale d’assistance aux frontières pour les personnes étrangères (Anafe), Association des Marocains en France (AMF), Association d’accueil des demandeurs d’asile  Mulhouse (AADA – Mulhouse), Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs ami.e.s (ANPNPA), Association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita), Association Solidarité mamans (papas) solos, Association Unjourlapaix à Embrun, ATD Quart Monde, ATPAC Maison Solidaire, La Boutique d’écriture,  CSBE La Place Santé, Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cetedim), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CFDT Moselle, Collectif Accès au droit, Collectif accueil migrants Barbezieux, Collectif Chabatz d’entrar Limoges, Collectif Migrants 83, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif saint-lois d’aide aux migrants (CSLAM), Comede (Comité pour la santé des exilé.e.s), Comité Nîmois des Soulèvements de la Terre, Comité de suivi du symposium sur les Sénégalais de l’extérieur (CSSSE), CRDE – Solidarité Migrants Pau Béarn (Collectif pour le respect des droits des étrangers), La Croisée des chemins, Cuisine sans frontières, Diaconat protestant de Grenoble, Dom’Asile, Une Ecole, un Toit, des Papiers – Pays dacquois (ETP-Pays dacquois ), Elena-France,  Emmaüs France, Fédération des associations générales étudiantEs (Fage), Fédération Etorkinekin Diakité, Femmes de la Terre, Femmes Solidaires 93, France Amérique Latine (FAL), Groupe accueil et solidarité (Gas), Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), Grève Féministe, J’en suis j’y reste – centre LGBTQIAF de Lille (JSRS), Ligue de l’Enseignement de l’Isère, Ligue des femmes iraniennes pour la démocratie (LFID), Madera, Maison de l’hospitalité Martigues, Médecins du Monde, Min’de Rien, Mouvement français pour le Planning familial, Mouvement de la Paix, #NousToutes, Observatoire des camps de réfugiés, Organisation de Solidarité Trans (OST) Pau Béarn, People’s Health Movement France (PHM France), Peuple et Culture (PEC), Polaris 14, Port d’attache Granville, La Pourtère,  Les P’tits Papiers, RCI- Solidarité exilés, Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (Raar), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Louis Guilloux, Roya citoyenne, Solidarité-exil, Solidarité migrants Annecy, Rosmerta, SOS Refoulement Dijon, Sous le même ciel, Soutien Asile Nord 21, Soutien Migrants Redon, Sud Culture BNF, Sud OFII, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la Médecine Générale (SMG), Toutes et tous migrants, Toutes Pour Une, Transmettre un horizon à tous (Thot), Union générale des Egyptiens de France, UniR Universités & Réfugié.e.s, Urgence Palestine Pau, Utopia 56, Watizat (Paris).

Source : LDH https://www.ldh-france.org/ne-es-ici-ou-venu-es-dailleurs-pour-une-france-de-liberte-degalite-et-solidarite/

Intervention auprès de lycéens – Modeste Alcaraz, co-fondateur de l’ANPNPA et membre du CA

Le 11 décembre 2025, l’institution Saint Alyre, à Clermont Ferrand, a organisé, comme dix fois auparavant, une journée consacrée à la guerre d’Algérie et ses mémoires.

Cette démarche s’inscrit dans le programme d’histoire de classe terminale, enseignement de spécialité HGGSP (Histoire, Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques). Le thème 3 porte sur « Histoire et Mémoires : La guerre d’Algérie et ses mémoires ».

Cela a été l’occasion d’une rencontre avec des témoins et des acteurs de la guerre d’Algérie :

Jacques Folliguet, ancien appelé, membre de la 4ACG; Saïd Merabti, fils de harki ; Marcel Pardo, pied-noir, membre de l’ANPNPA ; Michel Wilson, pied-noir, membre du CA de l’ANPNPA et vice président de Coup de Soleil Auvergne Rhône-Alpes; Nacer Hamzaoui, fils de combattant du FLN et membre de l’ANPNPA; Modeste Alcaraz, pied-noir, co-fondateur de l’ANPNPA et membre du CA.

Le public (plus de 60 lycéens) assidu et à l’écoute de l’histoire de la France sur l’Algérie, a dans un premier temps, écouté nos témoignages.

Dans un deuxième temps, il y a eu répartition des lycéens en plusieurs groupes. Les intervenants ont répondu aux questions personnelles et précises des jeunes. Cette proximité et ces échanges sont positifs, sincères et plein d’émotions. La fin de la matinée s’est soldée par un moment musical, interprété par Martial Pardo et Nacer Hamzaoui avec « AlgérieS, retours en musique ».

Après le repas de midi, Tramor Quememeur, historien, chargé des questions mémorielles sur la colonisation et la guerre d’Algérie, secrétaire général de la commission mixte franco-algérienne d’historiens, était invité par l’établissement scolaire pour une conférence sur les « Mémoires de la guerre d’Algérie ». Cette intervention auprès des lycéens a apporté un éclairage scientifique et historique sur les complexités de cette guerre.

En fin de journée, notre historien est intervenu pour une seconde conférence ouverte au grand public. Cette journée, la dixième, a tenu toute promesse.

Modeste Alcaraz, ANPNPA Clermont-Ferrand

Professeurs d’histoire et chefs d’établissement, contactez l’ANPNPA pour organiser des journées mémorielles sur la guerre d’Algérie

contact@anpnpa.fr

Journée d’inauguration du Collectif Citoyen France–Algérie – 22/11/2025 – 10h-17h

Journée d’inauguration du Collectif Citoyen France-Algérie

 Réflexions pour un dialogue citoyen et solidaire entre les deux Pays

Samedi 22 novembre 2025 : 10h-17H00

Inscription obligatoire, sur invitation individuelle  

À la suite de la publication, le 15 août dernier, de la « Lettre aux présidents Macron et Tebboune », les premiers signataires ont décidé de créer le Collectif Citoyen France-Algérie.

Ce Collectif a pour vocation, dans l’esprit de cette Lettre, de mettre en lumière les acteurs des sociétés civiles des deux pays, dans toute leur diversité. Il entend valoriser les liens qui les unissent, leurs réalisations communes et leurs aspirations partagées. L’apaisement des relations franco-algériennes et la fraternisation entre les deux peuples constituent les objectifs majeurs affirmés à la fois dans la lettre ouverte et dans la démarche du Collectif France-Algérie.

Lors de cette première Journée de rencontre, la matinée sera consacrée à une approche globale et plurielle permettant de mieux comprendre les deux pays et la nature de leurs relations.
L’après-midi sera dédiée aux acteurs associatifs, engagés sur le long terme dans des projets et des actions communes. Le débat s’ouvrira avec les associations pionnières, actives depuis de nombreuses années, avant de donner la parole à la jeunesse, autour des expériences menées, des initiatives en cours et des perspectives à venir.

La journée se clôturera par la projection d’un documentaire, suivie d’un échange avec le public.

         MATIN

10h00 – 10h30 | Accueil et ouverture

Présentation des objectifs du Collectif et du déroulé de la journée. Ouverture par Lyazid Benhami, Nils Andersson et Jean-Louis Levet

10h30 – 11h45 | Séquence 1 – Enjeux géopolitiques et sociétaux France Algérie

Thème : Regards croisés sur les dynamiques régionales et la coopération franco-algérienne et leurs effets dans la Société.

Intervenants :

– Alain Ruscio, historien du fait colonial

– Adlene Mohammedi, docteur en géographie politique, enseignant à l’IRIS et à l’université de Paris 3, expert associé au CERI de Sciences Po Paris

– Brahim Oumansour, directeur de l’Observatoire du Maghreb à l’IRIS

Modérateur : Lyazid Benhami, président et cofondateur du Groupe de Réflexion sur l’Algérie (GRAL)

Échanges avec le public

11h45 -13h00| Séquence 2 – Économie, culture et coopération

Thème : Co-construire des projets économiques et socio-culturels entre les deux pays

Intervenants :

– Michel Wilson, vice-président fondateur de Coup de Soleil Auvergne-Rhônes-Alpes

– Nicole Lefour, attachée culturelle et audiovisuelle à l’Ambassade de France en Algérie de 2002 à 2006, présidente du Centre culturel de Chantilly

– Jean-Louis Levet, Haut responsable à la coopération technologique et industrielle franco- algérienne de 2013 à 2019, chercheur associé à l’Observatoire de la Francophonie économique

– Nacer Kettane, président-fondateur du média BEUR FM

Modérateur : Farid Yaker

Échanges avec le public

13h00 – 14h00 | Pause déjeuner

Après-midi

14h00 – 15h00 | Séquence 3 –  Rencontre avec des associations pionnières

Thème : Mémoire, solidarité et transmission

Associations invitées :

– 4ACG – Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis-es contre la Guerre : Christian Travers

Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Amis-es : Jacques Pradel

– Association Coup de Soleil : Georges Morin

– Forum France–Algérie :Farid Yaker

– Association Femmes Berbères européennes : Louisa Ferhat

Modératrice : Nicole Lefour

Échanges avec le public

15h00 – 16h00 | Séquence 4 – Relations inter-générationnelles

Thème : Les nouvelles générations, acteurs du lien franco-algérien ; présentation des projets

– Bruno Laffort, sociologue des migrations, Université Marie et Louis Pasteur, Besançon

– Sonia Gassemi, artiste diplômée des Beaux-arts de Bourges, militante féministe

– Association Touiza Solidarité : Brahim Djellouadji

Modératrice : Tinhinane Kerchouche, Journaliste et artiste plasticienne-intervenante

Échanges avec le public

16h00 – 16h30 | Bilan de la journée, par Lyazid Benhami, Nils Andersson et Jean-Louis Levet

Synthèse, enseignements de la journée et perspectives

16h30 16h50 | Projection d’un documentaire suivi d’un débat

Film documentaire de Yohan Laffort (15′), « La photo et le pinceau comme seules armes » qui retrace la vie de Claude, appelé en 1958 dans un village perdu des Aurès et refusant de porter les armes

16h50 – 17h00 | Échanges avec le public et clôture

Grenoble – Commémoration du crime d’État commis en plein Paris le 17 octobre 1961

La commémoration du 17 octobre 1961 à Grenoble a regroupé plus de 200 personnes et 52 organisations signataires grenobloises, avec la présence de la ville de Grenoble, Alpes Métropole, du Consulat d’Algérie et des députés : Elisa MARTIN, Sandrine NOSBE.

Après une prise de parole d’Isabelle PETERS, première adjointe de la ville de Grenoble, et d’un vibrant discours de Nedjma BENDIAB au nom du Collectif du 17 Octobre 1961, les participants sont partis en cortège dans les rues de Grenoble pour rejoindre l’Isère et y jeter des fleurs.

Au cours de la manifestation,  « La Casa Del Mouradia » a été chanté par la Chorale des Barricades.

Marcel Borg, ANPNPA Grenoble

Montpellier – Commémoration du crime d’État commis en plein Paris le 17 octobre 1961

A18h00, sur le pont Zuccarelli qui franchit le LEZ s’est déroulée la commémoration du 17 octobre 1961. Cet évènement est organisé chaque année à l’initiative du MRAP et d‘un collectif d’associations, auquel s’est jointe, pour la première fois, notre association :

Les Amis de Jean-Luc Einaudi, Ceini Hnyei kanaky, Coup de Soleil, Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA), Les Ecologistes de Montpellier (EELV), la FSU 34, la Gauche Ecosocialiste, Identité et Partage, l’Institut d’Histoire Sociale CGT, la Ligue des Droits de l’Homme de Montpellier (LDH), le Mouvement de la Paix, Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples de Montpellier (MRAP), Rencontres Marx, le Réseau Université Sans Frontière 34, l’Union des Juifs Français pour la Paix 34 (UJFP), l’Union Locale CGT.

A la demande du Collectif, la mairie de Montpellier a accepté à cette occasion de poser une plaque mémorielle dénonçant ce crime d’Etat avec l’inscription suivante : « A la mémoire des Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961. Ce crime d’Etat est inexcusable pour la République ».

Gérard Norbert, ANPNPA Montpellier

Rencontre avec des lycéens de classe terminale – 14/10/2025 – Jacques Pradel, co-président de l’ANPNPA

La « Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles » est un petit musée qui porte la mémoire de l’arrivée, le 6 septembre 1962, dans ce petit village des Alpes-de-Haute-Provence proche de Forcalquier, d’un groupe de 25 familles de harkis conduit par celui qui était leur lieutenant à Palestro, Yvan Durand.

L’association qui anime le musée organise des journées pédagogiques sur des thèmes relatifs à la colonisation/décolonisation de l’Algérie, en faisant intervenir des témoins devant un public scolaire.

La dernière,  mardi 14 octobre , accueillait deux classes de terminale d’un lycée de Salon-de-Provence, avec en matinée la visite du musée, et dans l’après-midi, les interventions de trois témoins – X. Amar, fils de Harki ; X. Warin, ancien appelé français; J. Pradel, co-président de l’ANPNPA – sur le thème des circonstances dans lesquelles avait pris fin la guerre d’Algérie.

La rencontre s’est déroulée en plein air, devant le foyer rural Yvan Durand (cf. photo). Elle a duré près de trois heures, interventions suivies de débats, portant certes sur le thème choisi , les circonstances dans lesquelles …., mais plus largement sur comment cette question de l’héritage colonial agite aujourd’hui notre société, avec la réhabilitation du passé colonial, la montée du racisme anti-arabe/islamophobie et de l’antisémitisme, la menace de l’extrême droite, etc.

Belle rencontre ! Combien cette jeunesse est réceptive pour peu qu’on la sollicite !

Jacques Pradel, ANPNPA Marseille