Idir ou l’identité au pluriel : une rencontre amazighe à Marseille – 15/01/2026 – 18h30

À l’occasion du Nouvel An amazigh, la librairie L’Île aux Mots (7, rue Urbain V, Marseille 2ᵉ) ouvre ses portes pour une rencontre-dédicace exceptionnelle avec Arezki Khouas, auteur engagé et spécialiste de la chanson kabyle.

Il viendra présenter son ouvrage Idir ou l’identité au pluriel (De la Kabylie à l’universalité), un essai-hommage à Idir (Hamid Cheriet), légende de la musique amazighe et kabyle disparue en 2020. À travers une écriture à la fois sensible et documentée, le livre explore les racines amazighes et leur portée universelle. Il interroge les liens entre mémoire, musique et émancipation, et propose de penser l’identité comme une richesse ouverte, capable de dialoguer entre Kabylie et monde.

Pour Ahmed Larbi, fondateur de la librairie, cette rencontre est une invitation à célébrer « nos racines, notre culture et la musique qui nous relie tous ». La soirée sera conviviale et festive : échanges avec l’auteur, discussions autour de la musique et de l’identité amazighe, et bien sûr, dédicaces.

Depuis son ouverture en 2024, L’Île aux Mots s’affirme comme un espace engagé, dédié aux voix méditerranéennes et exilées, à la littérature et aux échanges culturels. Ce jeudi 15 janvier, à partir de 18h30, la librairie deviendra le carrefour des passionnés de musique, des lecteurs curieux et de tous ceux qui souhaitent célébrer la voix d’Idir et l’universalité de la culture amazighe.

Djamal Guettala 

Source : Le Matin d’Algérie – 12/01/2026 https://lematindalgerie.com/idir-ou-lidentite-au-pluriel-une-rencontre-amazighe-a-marseille/

Michèle Audin, la Justice ou ta mère – Viviane Candas

Quand les parachutistes vinrent arrêter Maurice Audin le 11 juin 1957, sa fille Michèle sentant le danger s’élança entre lui et ces hommes en armes. Elle les frappa avec ses poings de bébé de trois ans, les paras l’écartèrent. L’enfant échoua à empêcher que son père lui soit arraché et ne le revit jamais.

Cette violence primordiale, Michèle Audin la raconte dans un texte sobre et poignant, Une vie brève (2013, Gallimard), consacré à ce qui avait mené Maurice Audin à ses engagements : ses origines de classe très humbles de Français de la métropole venus tenter une vie meilleure dans l’Algérie colonisée. Sa famille avait trimé sang et eau pour qu’en troisième génération le petit Maurice en arrive au doctorat de mathématiques mais un sentiment très fort de l’injustice sociale qu’on appelle conscience de classe avait fait de lui un militant communiste.

Michèle est née en janvier 1954, année charnière qui voit la défaite de l’armée française à Dien Bien Phu et décide le FLN à passer à la lutte armée dans la nuit du 1er novembre. Maurice et Josette Audin considèrent d’emblée cette lutte armée comme légitime et inexorable, en tant que membres du PCA (parti communiste algérien) et la soutiennent de façon militante et solidaire du FLN. Ses militants, dont de nombreuses femmes et juifs, se mêlant indistinctement aux réseaux urbains FLN et maquis de l’ALN (le PCA ne sera dissout qu’en 1964 par Ben Bella).

Le couple Audin, trop jeune pour avoir été actif contre le nazisme, hérite la mémoire vivante de la résistance communiste, du parti des Fusillés. Si la lutte armée est légitime contre l’envahisseur, elle l’est tout autant contre le colon, le terrorisme devient l’un rares moyens de l’insurgé devant la puissance de l’ennemi. L’annexion des terres algériennes par la France « propriété fondée sur la violence » provoquant la misère et la famine du peuple algérien est l’un de ces « phénomènes économiques qui s’expliquent par des causes politiques, à savoir la violence. Et celui à qui ça ne suffit pas, c’est qu’il est un réactionnaire larvé » (Friedrich Engels, Le rôle de la violence dans l’Histoire, éditions sociales, p.8).Ou un raciste, ou un fasciste.

Voilà ce que pensent et font les communistes d’Algérie, mais pas le Parti Communiste Français de la métropole. La violence de l’insurrection armée qui déclenche ce que nous, Algérien.ne.s, appelons la révolution de novembre est aussi inadmissible pour la direction du parti communiste que pour les socialistes français. Deux ans plus tard, en avril 1956, à l’Assemblée nationale, le groupe communiste et la SFIO votent les pouvoirs spéciaux qui permettront d’envoyer 600 000 soldats du contingent se battre en Algérie, de bombarder sans relâche ses campagnes avec les armes de l’OTAN (dont le Napalm testé en Corée par les Américains).

L’ articulation évidente entre l’anti-nazisme et l’anti-colonialisme par la lutte armée n’a pas été admise par la gauche française d’après-guerre et l’extrême-gauche n’en aura pas tiré les leçons politiques nécessaires à contrer ce qui se passe aujourd’hui. La question cruciale ne reste-t-elle pas celle de la violence et de la légitimité de la lutte armée, puisque 70 ans plus tard, nous buttons sur le même déni de ce droit fondamental pour le peuple Palestinien et sa terre colonisée par Israël ?

Le couple Audin participe aux réseaux de la bataille d’Alger cette année 1957, jusqu’à l’arrestation de Maurice. « Entre la Justice et ma mère », il a choisi la Justice et de faire la révolution aux côtés des Algériens.nes. Il a aussi fondé une famille, avec trois enfants nés entre 54 et 57, il a pris ses responsabilités, il accepte de les sacrifier au combat. Car c’est cela qu’exige de choisir la Justice plutôt que sa mère (la famille).

Il est difficile d’être les enfants de héros, surtout obscurément disparus, de résister à l’enquête désespérée de vérité qui voit venir vers vous tant d’interprétations et de pistes – « Il existe vingt versions de la mort de Mehdi Ben Barka » dixit son avocat historique Maurice Buttin. À chaque fois, et avec l’âge encore, nous redevenons l’enfant broyé. Qui imagine comment et pourquoi la disparition s’est déroulée et comment il aurait pu en être autrement.

J’ai à peine croisé Michèle Audin mais, ayant lu son livre, je lui avais envoyé mon film sur l’avocat du FLN Yves Mathieu, mon père, elle m’en avait remercié avec sensibilité. Sachant qu’elle s’était brillamment consacrée à la recherche fondamentale en mathématiques, il me semblait qu’elle avait toute sa vie tenté de franchir l’espace entre son père et la mort, d’irrésistiblement repousser les parachutistes pour faire revivre Maurice Audin au point d’en accomplir au plus haut niveau la carrière scientifique. Le nom du père fait que le non dupe erre, comme disait tonton Jacques qui aimait les jeux de mots. Cette sorte de double vie, l’une dans le réel l’autre dans l’imaginaire déchiré par l’Histoire, ce va et vient constant où oscille de tout son poids mémoriel le corps disparu, est justement ce à quoi nous condamne l’infaisabilité du deuil.

Le décès de Michèle Audin ce 14 novembre, me saisit au lendemain d’une rencontre avec ma soeur pour traiter de la publication prochaine des lettres de prison de notre père anticolonialiste à Abidjan en 1950-51. Ancien FFL, il était alors un communiste convaincu et membre du PCF dont il sera exclu en 58 pour double appartenance avec le FLN. Ma soeur le jugeant « plus courageux qu’intelligent », j’ai pensé que c’était là une question utile à ouvrir aujourd’hui publiquement et qui probablement pose celle de la lutte armée.

Dans La condition humaine d’André Malraux, un communiste se retrouve dans la locomotive d’un train de l’armée nationaliste ennemi où il attend avec d’autres d’être jeté vivant dans la chaudière pour faire avancer l’Histoire. Un adolescent à côté de lui attend le même sort, c’est un inconnu pour notre héros, gradé de l’armée rouge, qui à ce titre bénéficie d’une capsule de cyanure déjà coincée entre ses dents. Mais devant l’horreur de voir les hommes jetés dans le brasier, il décide de donner son cyanure au petit jeune. Souvent dans ma vie m’est revenu ce moment littéraire comme un sommet de l’abnégation.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter que l’I.A domine un monde où l’intelligence est de posséder des Rolex, elle ne peut absorber les êtres qui enracinent leur liberté dans le courage.

Source : Mediapart – Billet de blog- 16/11/2025 https://blogs.mediapart.fr/viviane-candas/blog/161125/michele-audin-la-justice-ou-ta-mere

En complément : https://histoirecoloniale.net/michele-audin-1954-2025-une-vie-breve/

Le « retaillisme », la restitution des objets volés dans les colonies – Fête de l’Humanité – 14/09/2025

L’ équipe du site histoirecoloniale.net et celle du Groupe de travail « Mémoires, histoire, archives » de la LDH seront présentes à la Fête de l’Humanité, le dimanche 14 septembre, pour un débat sur le passé colonial et ses traces dans notre présent

Dimanche 14 septembre

« Le passé colonial et ses traces dans notre présent, le “retaillisme”, la restitution des biens et restes humains ramenés des colonies, la liberté d’accès aux archives »

de 14h à 16h

Stand de la Ligue des droits de l’Homme

Avenue Marcel Cachin (N6 sur le plan), proche de l’entrée Marcel Cachin

Accès direct par le RER C, gare de Brétigny


• Introduction, par Gilles Manceron et François Graner

• Dorothée Rivaud-Danset : La restitution d’objets volés dans les colonies

• Christophe Lafaye : L’accès aux archives entravé au Service historique de la Défense

• Camille Lesaffre : La fermeture des archives sur la France et le Rwanda

• Serge Sebban : Le massacre de Thiaroye

• Alain Ruscio, Le “retaillisme”, maladie sénile de l’Algérie française

• Patrice Ganot : La rançon imposée par la France à Haïti

• Michèle Riot-Sarcey : Propos de clôture


Sur la table de livres :

• Alain Ruscio, « La Première guerre d’Algérie – Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852 », La découverte, 2024.

• Sabrina Abda, « Ils ont assassiné mon grand-père en 1945à Guelma », éd. Arcane 17, août 2025.

• Kamel Beniaiche, « Sétif, La fosse commune – Massacre du 8 mai 1945 », éd. du Croquant, 2025.

• Daniel Kupferstein, « Les balles du 14 juillet 1953 », éd. du Croquant, 2024.

• Marie Ranjanoro, « Feux, fièvres, forêts », éd. Laterit, 2023.

• Serge Sebban, « L’exposition décoloniale – Les pères de l’anticolonialisme au sein de l’Empire français “oubliés” dans les histoires officielles », L’Harmattan, 2024.

Source : Histoire coloniale et postcoloniale – Edition du 1er au 15 septembre 2025 https://histoirecoloniale.net/le-retaillisme-la-restitution-des-objets-voles-dans-les-colonies-un-debat-a-la-fete-de-lhumanite/

Ignoble agression d’un militant du collectif 17 octobre de Grenoble – publié le 28 mars 2023

Ignoble agression antisémite et anti-communiste d’un militant du collectif 17 octobre de Grenoble (Communiqueì collectif 17 octobre) : Dernier ‘fruit’ de la montée des idéologies d’extrême-droite, comme une suite aux ratonades de Bordeaux, chasse au faciès, chasse aux migrants, violences racistes à Lyon, Aix, en Bretagne, en Alsace et ailleurs, aux tentatives de réhabilitation de l’OAS et de ses tueurs par la mairie FN/RN de Perpignan !

Tentatives de réhabilitation de l’OAS (Libération du 20 mars) – publié le 23 mars 2023

Tribune relative à la tentative de réhabilitation de l’OAS à travers la figure de Pierre Sergent

Ce dimanche 19 mars 2023, nous commémorons le 61e anniversaire de l’acte fondamental posé par la signature des Accords d’Évian négociés entre le GPRA et le gouvernement français : l’entrée en vigueur d’un cessez-le feu officiel entre les belligérants qui annonce la fin de la guerre d’Algérie et ouvre la voie à l’Indépendance.

 Nostalgique de l’Algérie française, Louis Aliot, maire RN de Perpignan, marque cette date en inaugurant une exposition intitulée « 19 mars 1962 : l’illusion de la paix en Algérie ». Et ceci, quelques mois après avoir décidé d’honorer Pierre Sergent en donnant le nom de celui-ci à un espace de Perpignan. Or, s’il fut un élu de la ville, Pierre Sergent fut surtout une figure majeure de l’OAS (« Organisation de l’Armée Secrète »), groupe terroriste d’extrême-droite qui tenta par la violence de maintenir la tutelle coloniale de la France sur l’Algérie.

L’objectif principal que s’était assigné l’OAS se solda par un échec puisqu’en 1962 s’achèvent 132 ans de colonisation française en Algérie. Cette sortie du colonialisme est une victoire pour les nationalistes algériens et leurs alliés. Le 5 juillet 1962, jour de la proclamation de l’indépendance, les drapeaux et les youyous dans les rues d’Algérie sont bien plus que des explosions de joie : ils sont un acte de souveraineté et de dignité.

Chez une partie des centaines de milliers d’appelés embarqués dans une guerre qui les dépassait, 1962 est une source de rancœur et un carburant au racisme. Mais elle constitue pour la majorité d’entre eux une libération et la promesse d’un retour prochain au pays, retour obscurci par le souvenir amer des violences infligées et parfois subies. Ce sont ces appelés qui, mobilisés dans les associations d’anciens combattants, sont à l’origine de l’inscription de ce 19 mars dans notre calendrier commémoratif national.

Pour d’autres acteurs de ce conflit, le 19 mars 1962 annonce des bouleversements d’un autre ordre. En 1962, le feu ne cesse pas. Au contraire, la violence se déchaine : contre des harkis pris pour cible par des nationalistes algériens, au sein du camp nationaliste entre les militaires de l’ALN et les militants du FLN, mais également contre les milliers de victimes frappées par la fureur des ultras de l’Algérie française, notamment regroupés au sein de l’OAS.

Créée en 1961 dans la clandestinité, l’OAS lance ses membres dans une course à l’abime afin d’empêcher l’indépendance. L’organisation terroriste multiplie les attentats au point que, le 15 mai 1962 à Alger, on compte un attentat toutes les dix minutes. Les attentats sont aveugles ou ciblent des militants indépendantistes, des policiers, des officiers gaullistes, des chrétiens de gauche, des communistes, des socialistes, des barbouzes envoyés par le gouvernement ou encore des soldats du contingent. Les bombardements au mortier des quartiers algériens se multiplient et des voitures piégées y explosent régulièrement. Enfin, l’OAS développe l’almanach du meurtre en désignant successivement des catégories d’Algériens à éliminer : le jour des instituteurs, le jour des pharmaciens, le jour des fonctionnaires etc. Cette stratégie de la radicalisation et du chaos pousse nombre de Français d’Algérie à l’exil. En effet, les nombreuses exactions à l’endroit des Algériens contribuent à ce que certains d’entre eux aient des réactions violentes à l’endroit des Français d’Algérie, à l’exemple de la sanglante journée du 5 juillet 1962 à Oran. En outre, cette stratégie est elle-même composée d’exactions à l’endroit des Français d’Algérie réticents ou opposés au jusqu’auboutisme de l’OAS.

L’OAS tente également de déplacer le conflit en métropole. Pierre Sergent, officier ayant participé au « putsch des généraux », crée et dirige la branche métropolitaine de l’organisation terroriste. Avant même que cette branche ne soit formalisée, le maire d’Evian, Camille Blanc, est assassiné par l’OAS le 31 mars 1961 pour avoir accepté que sa ville serve de cadre aux pourparlers de paix. Le 7 février 1962, le ministre de la Culture, André Malraux, échappe à un attentat qui laissera néanmoins Delphine Renard défigurée. En tout, l’OAS fait 71 morts et 394 blessés sur le sol métropolitain. C’est cette activité qui conduisit à la condamnation à mort par contumace de Pierre Sergent, ultérieurement amnistié.

Cet engagement meurtrier et antirépublicain n’a pourtant pas dissuadé Louis Aliot de donner le nom de Pierre Sergent à une esplanade de sa ville.

Cet hommage rendu à un terroriste, défenseur d’un système colonial raciste et violent n’est pas une maladresse. Il rentre bien plus sûrement dans une stratégie de réhabilitation de l’OAS et de ses actes criminels comme le montrent les arguments employés le 22 septembre dernier lors de la séance du conseil municipal ayant voté cet hommage. Ce n’était en effet pas l’ancien élu (FN) de la ville de Perpignan ou de la région Languedoc-Roussillon qui était loué mais bien l’activiste à l’origine d’actes criminels.

 Que l’on ne s’y trompe pas. Au-delà du fait que cet hommage rendu à Pierre Sergent réveille des douleurs, la réhabilitation du passé colonial et des combattants de l’Algérie française est un cheval de Troie de l’idéologie d’extrême droite. Cette dernière s’attache à faire le lien entre le combat pour l’Algérie française et un combat contemporain pour la « France française ». Cette dernière est décrite comme assiégée par la présence d’une immigration post-coloniale. La diffusion de cette mentalité d’assiégés fait courir le risque d’une fracture au sein de notre société.  Elle vise à distinguer les Français selon leurs généalogies, à placer ceux d’entre eux qui se vivent comme de lointaine ascendance française dans une position de victimes et à pousser ces derniers à une mobilisation générale pour défendre leur territoire et leur identité. Dans ce contexte, la violence n’est plus une attaque mais un acte de résistance légitime.

Cette stratégie d’extrême droite – dans laquelle s’inscrit l’hommage à Pierre Sergent – arme, légitime et radicalise déjà de nombreux militants. C’est ce qu’attestent les références fréquentes à l’OAS ou à l’Algérie française au sein de groupes d’extrême-droite radicalisés, voire terroristes, qui ont émergé, tenté de frapper ou agi de façon criminelle ces dernières années.

Face à la réhabilitation de l’OAS notamment incarnée par la volonté de renommer « Esplanade Pierre Sergent » un espace de la ville de Perpignan, nous tirons la sonnette d’alarme. Réhabiliter les criminels, c’est réhabiliter leurs crimes. Et réhabiliter ces derniers, c’est créer les conditions de leur répétition.

Signataires :

Linda AMIRI,maître de conférence en Histoire contemporaine, Université de Guyane
Nils ANDERSSON, ancien éditeur
Michèle AUDIN, écrivaine
Pierre AUDIN, fils de Josette et Maurice Audin
Patrick BAUDOUIN, président de la Ligue des droits de l’Homme
Emmanuel BLANCHARD, historien, Université Versailles Saint-Quentin, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye
Pascal BLANCHARD, historien, CRHIM/UNIL
Louri CHRETIENNE, président de « La FIDL, le syndicat lycéen »
Catherine COQUERY VIDROVITCH, professeure en Histoire de l’Afrique
Léon DEFFONTAINES, secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France
Karima DIRECHE, historienne, directrice de recherche CNRS
Kaltoum GACHI, co-rpésidente du MRAP
Jean-François GAVOURY, président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS
Camille HACHEZ et Clovis DAGUERRE, secrétaires fédéraux des Jeunes écologistes Samuel HAYAT, politiste
Samuel LEJOYEUX, président de l’UEJF
Gilles MANCERON, historien
Georges MORIN, enseignant universitaire, président de Coup de soleil
Paul Max MORIN, politiste
Imane OUELHADJ, présidente de l’UNEF
Jean-Philippe OULD AOUDIA, président de l’association « Les amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs compagnons »
Denis PESCHANSKI, historien
Jacques PRADEL, président de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs amis
Tramor QUEMENEUR, historien, chargé de cours aux universités de Paris 8 et de Cergy
Emma RAFOWICZ, secrétaire nationale des Jeunes Socialistes
Alain RUSCIO, historien
Nina SERON et Julian CALFUQUIR, référents nationaux du Réseau de jeunes du Parti de gauche
Eric SIRVIN et François-Xavier RICARD, président et membre du CA des Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre
Isabelle SOMMIER, professeure de sociologie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Dominique SOPO, président de SOS Racisme
Benjamin STORA, historien
Sylvie THENAULT, historienne, directrice de recherche au CNRS